J’ai avalé mon histoire comme j’ai mangé la tienne, Poète, Sculpteur ou Peintre d’éternité au présent… Quel repas, dis-tu, avons-nous partagé ? À quand, et avec qui , le prochain ? On verra... On lira ... | Marie-Thérèse PEYRIN - Janvier 2015
Lettre de Fantôme
L’enfant

Il faut savoir… pense-t-elle…


Il faut savoir tellement de choses différentes avant de  réaliser qu’elles ne prémunissent guère contre l’inconnu à vivre et à penser. Je te lis, je t’ entends , je te vois mentalement , et à chaque fois ma question revient au cœur du chemin. Ce que tu es, ce que vous êtes toutes et tous constituent une somme exorbitante de choses dont je ne peux percevoir qu’une infinitésimale partie. C’est là que je situe la violence, dans cette incapacité générale à contenir ce que nous sommes , Et cependant je te réponds, avec la certitude que le courant passe à sa façon presque animale entre nous, entre nos mécaniques de pensées trop bien huilées, soucieuses d’éviter les gros grains des grippages. Il faut que le mot glisse, comme s’il n’avait jamais peur d’aller là où il ne sait pas qu’on l’entraîne. Le mot nous sert d’engrais,  il se dégrade  c’est normal, il a été composté par nos soins. Il est le spécialiste du recyclage. Rien ne se perd, l’écorce, le noyau, la pulpe , tout est réutilisable. Mais on ne reconnaît plus rien. Il perd le poids de son énergie de surgissement dans chaque phrase. Il est comme un comprimé effervescent. Pour bien écrire, il faut boire beaucoup d’eau.


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